‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 1356 sur 1518 · KI.VIRE · texte numérisé non relu

KI.VIRE

Enfin, si le faux nom d'époux M'a fait totit oublier pour vivre toute à vous. Si je vous ai fait voir la plus forte tendresse Qui jamais d'un cœur noble ait été la maîtresse, Tout le prix que j'en veux, c'est de vous voir songer Au bonheur que pour vous je tâche à ménager.

SGANARELLE

Cœur de tigre !

El- VIRE.

Voyez que tout est périssable.

Examinez la peine infaillible au coupable, Et de votre salut faites-vous une loi.

Ou pour l'amour de vous, ou pour l'amour de moi. C'est à ce but qu'il faut que tous vos désirs tendent, Et ce que, de nouveau, mes larmes vous deman- Si ces larmes sont peu, j'ose vous en presser [dent. Par tout ce qui jamais vous put intéresser. Après cette prière, adieu, je me retire. Songez à vous, c'est tout ce que j'avais à dire.

D. JUAX.

J'ai fort prêté l'oreille à ce pieux discours. Madame, avecque moi demeurez quelques jours; Peut-être en vous parlant vous me toucherez l'àme.

ELVIUE.

Demeurer avec vous n'étant point votre femme!

Je vous ai découvert de grandes vérités.

Don Juan, craignez tout, si vous n'en profitez.

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