‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 183 sur 1518 · SCÈNE Y D. FÉLIX, LÉONOU · texte numérisé non relu

SCÈNE Y D. FÉLIX, LÉONOU

LÉONOH.

Vous rêvez, je m'assure, aux mépris dTsabelle?

Ah, laissez-moi, de grâce, oublier l'infidèle.

LÉONOR

Vous parlez, m'a-t-on dit?

D. FÉLIX

Oui, je m'éloigne enfin.

Et vais l'abandonner à son mauvais destin.

LKOXÛR.

Ah, vous ne savez pas encor ce qui se passe ; Ce n'est qu'à don Alvar que vous cédez la place, A l'amour de ce traître Isabelle se rend.

D. FÉLIX

Don Bertrand, don Alvar, tout m'est iiidifTérent, Et mon départ bientôt lui va faire connaître Qu'elle est en liberté de se choisir un maître; C'est par le mépris seul qu'on venge le mépris.

LÉONOR

Eh, de grâce, changez un dessein trop tôt pris. Différez ce départ, vous m'êtes nécessaire.

D. FÉLIX

Ne pouvant rien pour moi, pour vous que puis-jc LÉONOR. [l'aire?

Du traître don Alvar empêcher le projet : De ses feux Isabelle est le plus cher objet. Et je ne doute point que par votre présence l'Vous ne rompiez le cours de leur intelligence.

D. FÉLIX

Vous

I aimezV

LKOXOR.

Je l'adore, et l'ingrat me trahit.

D. KULIX.

Mais dans un rendez-vous, à ce que l'on m'a dit. Sa Maininu celle nuit pour vous s'est fait paraître?

LÉoxon.

C'est ce qui me confond, il le veut méconnaître.

D. FÉLIX, à pari.

En quel aveuglement ai-je été jusqu'ici 1 Tu m'as dil vrai, Jacinle, et j'en suis éclairci.

LÉONOR

Que dites-vous?

D. FÉLIX

Enfin soyez désabusée D'une erreur que la nuit entre nous a causée. Dans l'ombre de la nuit, d'amour préoccupés, Nous nous sommes tous deux également trompés; Vous, touchant don Alvar, moi touchant Isabelle; Vousmo preniez polir lui, jevous prenais pourelle.

LÉONOR

Quoi je vous ai parlé cette nuit?

{Ici D. Bertrand parait qui les écoute.) D. FÉLIX.

Oui, c'est moi Qui cette même nuit vous ai promis ma foi. Et me suis engagé de tout mettre en pratique Pour vous soustraire au joug d'un pouvoir tyranni- AbuserdonBerlrand, vous tirer de ses mains, [que, Et faire réussir de plus justes desseins; Mais j'ai cru qu'en effet...

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