SCÈNE II D. S.\NCHE, D. RAMIRE, JACINTE, BLANCHE
D. SANCHE
Ah ! ma fille, à la fin je respire ; Et dans l'heureux succès qui flatte mes désirs. Tu peux donner relâche à ces tristes soupirs. Ta vertu s'est montrée entière, pure, pleine; Jouis de son éclat sans en craindre la peine : Enfin ue songe plus à l'hymen proposé.
Je le pressais moi-même, on m'avait abusé; J'avais prêté les yeux à de fausses lumières, A des illusions sans doute trop grossières ; Mais, sans qu'il soit besoin de trahir ton bonheur, Le ciel m'otfj'e un moyen d'assurer mon honneur. Il m'est plus glorieux, et pour toi moins funeste. Adieu. Le temps saura le découvrir le reste.