SCÈNE II FÉDÉRIC, ISABELLE, ENRIQUE
KNRIQUE.
.Madame, enfin le ciel touché de vos malheurs, Semble n'avoir plus soin que d'essuyer vos pleurs : Vous regrettez un frère, et je viens vous apprendre Quelle noble victime il a lieu de prétendre.
FÉDÉRIC, bas.
Serais-je découvert?
Parlez, Enrique; euliu Aurait-on. pu savoir le nom de l'assassin?
ENHIQUE.
C'est Fédéric, madame.
FÉDÉRIC, bas.
0 trop funeste asile !
Fédéric, dites-vous?
Le prince de Sicile.
Quoi, dans mon ennemi, l'ennemi de l'Etat!
ENRIQUE
Ou ne conçoit qu'à peine un si noir attentat : A vous venger aussi, déjà le roi s'apprête.
FÉDÉRIC, bas.
D'un œil ferme et constant regardons la tempête. On peut savoir mon nom sans savoir où je suis.
Le ciel ne pouvait mieux soulager mes ennuis.
(A Fédcric).
Dans les faveurs sur moi que sa bonté déploie, Prenez, brave étranger, prenez part à ma joie.
FÉDÉRIC
Je tiens ce qui la cause â souverain bonheur.
ENRIQUE
Madame, de ce fort quel est le gouverneur? Avec lui, par votre ordre, il faut de tout résoudre.
FÉDÉRIC, bris.
Voici sur mon espoir le dernier coup de foudre.
ENRIQUE
De grâce, commandez qu'on le fasse chercher.
Il a le cœur trop bon pour se vouloir cacher. Le voici.
E.NRIQUE.
Sachez donc que l'ordre que j'apporte...
FEDÉRlC.
On veut que Fédéric soit coupable, il n'importe.