LE GEOLIER DE SOI-MÊME, ACTE V, SCÈNE XI
LE ItOI.
Non, je veux bien vons épargner laliontc D'avouer 11 ne ardeur peu t-cHi-c lin peu trop prompte. Mais toi, qui le dis prince, et qui sais cependant...
JOUELICT.
Sire, je ne le suis qu'à mon corps défendant.
LE noi.
Cet lialiit te convainc d'une trame secrète.
JODELET
C'est lin liabit d'emprunt que le hasard me prtMe.
FÉDÉIUO.
En effet, c'est celui qu'au sortir du tournoi.
J'ai laissé dans un bois, quand j'ai fui malgré moi ;
Il l'a trouvé sans doute, et suivi son caprice.
LE noi.
Mais, oser m'abuser!
JODELET
Ma foi, c'est sans malice, Caiv et chacun le sait, combien j'ai contesté Pour secouer le joug de la principauté ; J'en ai senti longtemps remords de conscience. Mais enfin je songeais à prendre patience. Et, puisqu'on m'y forçait, je m'étais résolu A vouloir être prince autant qu'on l'eût voulu. J'entrais en goût, ma table était fort bien garnie...
FÉDÉRIC
Va, tu n'y perdras rien que la cérémonie.
Sois à moi désormais, et ne t'épargne point, [point.
Mais comme mon bonheur se trouve au plus haut
Prince, et que c'est par vous...
Kuou.-iun.
Celte reconnaissance Pour un faible service est Iroj) de récompense. Apprenez seulement qu'en ces lieux à l'envi J'avais des espions qui vous ont bien servi.
LE noi.
Je n'examine point la pratique secrète.
Qui sous votre pouvoir a sitôt mis Gacte ; En faveur de la paix je veux tout oublier.
FÉDÉIUC.
Cependant j'ai besoin de me justifier, Ue revoir Isabelle et de la satisfaire.
LE ROI, lui tiionlrniH Kdnuard,
Vous pouvez lui donner un frère pour un frère.
ÉDOUAIID.
Ah ! Sire.
LE ROI
Elle n'est pas indigne de vos vœux.
FÉDÉRIC
Cet hymen de la paix affermirait les nœuds. Prince, consentez-vous à m'acquitter vers elle?
EDOUARD
Vous méconnaissez trop pour douter de mon zèle; Mais c'est à la Sicile à disposer de moi.
LE ROI
Je sais qu'il faut savoir les volontés du roi. Allons y donnerordre, etque chacun s'applique A rendre dans ces lieux l'allégresse publique.