‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 506 sur 1518 · SCÈNE VII LE ROI, PHILOCLÉE, CLYTIE, HÉSIONE · texte numérisé non relu

SCÈNE VII LE ROI, PHILOCLÉE, CLYTIE, HÉSIONE

CLVTIE.

Ah ! seigneur...

LE ROI

Quelle douleur te presse?

Parle.

CLYTIE

On a du palais enlevé la princesse.

LE ROI

Bérénice enlevée ! Ah, juste ciel !

CLYTIE

Seigneur, On se défiait peu du iàrhe ravisseur.

PHILOCLÉE.

Et c'est?

CLYTIE

Anaxaris.

LE ROI

Anaxaris !

CLYTIE

Lui-même.

Vous voyez si le traître aspire au diadème.

CLYTIK.

Oui, seigneur, n'imputez cette indigne action Qu'aux transports inquiets de son ambition ; Mais ce qui me confond dans sa làçhe entreprise, C'est de voir qu'en effet le peuple l'autorise. Seule, et sans rien prévoir d'un si cruel destin. J'avais accompagné la princesse au jardin, Quand suivi seulement d'une assez faible escorte, Il la force à sortir par une fausse porte, Où, sitôt qu'il paraît, j'entends pousser des cris De, » Vive Bérénice, et vive Anaxaris. »

LE Boi. îplice !

Quoi, d'un crime si noir tout le peuple est com- De son tumulte enfin je comprends l'artifice. Il était concerté pour tirer du palais Ce qu'il eût pu trouver d'obstacle à ses projets : Une seconde fois allons voir si sans peine...

CLYTIE

Seigneur, espérez tout du vaillant Philoxène. Revenant par bonheur avec quelques soldats, A ces cris vers le traître il a tourné ses pas ; Et, sans rien voir de plus, dans l'ardeur de monzèlo J'ai cru vous en devoir la première nouvelle.

BÉRÉNICE, ACTE V, SCÈNE X

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