LE ROI, PHILOCLÉE, ARAXE, CLYTIE, HÉSIONE
LE ROI
lié bien, Araxe, un traître enlève Bérénice?
AIIAXE.
Elle est libre, seigneur, etPhiloxène enfin D'une insolente audace alTranchit son destin. L'un et l'autre à vos yeux s'en va soudain parailrc.
l.E ROI.
La justice du ciel par là se fait connaître; Et je me trahirais si, pour la mériter. Contre un sujet ingrat je n'osais l'imiter. De son audace enfin cessons d'être complices, Pour mieux punir sa fauteoublions ses services; Et, puisque son orgueil s'enfle de nos bienfaits. Mettons-le hors d'état d'en abuser jamais.
ARAXE
Seigneur, les dieux sur l'heure ont ordonné sa peine. Fortde l'appui du peuple, il bravait Philoxène, Et le voyant suivi de fort peu de soldats, Il croyait sa défaite indigne de sou bras : Mais Philoxène ému des pleurs de la princesse. Sait inspirer aux siens tantde cœui et d'adresse, Que contre Anaxaris tous se portant d'abord, Sans connaître la main on le voit tomber mort. Le succès aussitôt répond à notre attente. Par la perte du chef chacun prend l'épouvante, Son parti se dissipe; et la princesse ainsi [voici. Rendant grâce au vainqueur... Mais, seigneur, les