‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 508 sur 1518 · LE ROI, BÉRÉNICE, PHILOCLÉE, PHILOXÈNE, ARAXE, CLYTIE, HÉSIONE · texte numérisé non relu

LE ROI, BÉRÉNICE, PHILOCLÉE, PHILOXÈNE, ARAXE, CLYTIE, HÉSIONE

LE ROI

Quene vous dois-je point, guerrier incomparable; Vous faites avorter les desseins d'un coupable. Et rendez aujourd'hui par un heureux secours. Et le calme à l'État, et la gloire à mes jours.

PHILOXÈNE

Cette reconnaissance est trop pour Philoxène. A qui combat pour vous la victoire est certaine ; Etiamienne, seigneur, perd d'autant de son prix. Qu'il l'a fallu souiller du sang d'Anaxaris. Son hymen résolu marquait la haute estime...

LE ROI

Après son attentat sa mort est légitime ;

Et ma sœur n'en seul pas le coup si vivement.

Que dans un criminel elle plaigne un amant.

PHILOCLÉE.

Ses vœux dans leur fierté n'ayant pu vous déplaire, J'aurais cru faire un crime à leur être contraire; Mais, malgré ce respect qui soutenait ma foi. Je n'estimais en lui que le choix de mon roi.

LE HOI

Tant de vertus, ma sœur, aura les dieux [iropices.

[/i Vlùhxèiie.)

Vous, dcqui le grandcœur signale les services. Attendant que le temps ordonne do leur prix, Prenez auprès de moi le rang d'Anaxaris. Ma faveur fit sa gloire, et la mienne est parfaite Si je puis...

PHILOXÈNE

Non, seigneur, agréez ma retraite, Etant suspect au peuple, il peut vous reprocher Oueiléjà je lui coûte un sang qui vous fut cher ; Et croyant que la mort d'un si grand adversaire Aura flatté mes vœux d'un espoir téméraire : A des troubles nouveaux il pourrait s'emporter. Si vos bontés pour moi ne cessaient d'éclater. N'ayant plus qu'à traîner une vie inutile. Il vaut mieux...

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