LA .MOIIT DE L'EMPEREUR COMMODE, ACTE I, SCÈNE L
zèle, quand les faveurs dont ju vous suis redevable semblent en avoir excité l'ardeur, et que je dois au sort ambitieux de m'assurer rininiorlahte, c<' que vous avez sujet d'attendre de ma gratitude? Oserais-je vous conjurer, Monskigneur. de vouloir suppléer à mon impuissance? Il ne vous faut pour cela qu'un moment de rétlexion sur vous-même ; ce que la renommée se plait i\ vanter de vous, est appuyé sur des qualités trop érainent<?s. pour sonlTrir aucune faiblesse dans la vénération qni l'^ur est ilue, et comme je n'en puis être persuadé au point que je le suis, sans qu'elles aient produit en moi le mèuïe
effet qu'elles produisent partout, ne dédaignez pas d'employer cet art merveilleux qui vous soumet les coeurs de tous ceux qui vous approchent, à découvrir dans le mien une vérité qu'il m'est important que vous conceviez dans toute sa force, puisqu'elle enferme ta protestation que je fais d'être toute ma vie,
MONSKlGNEUn.
Le très humble, très obéissant et très obligé serviteur, T. Corneille.
PERSONNACrES
COMiMODE, empereur de Rome.
ÉLECTUS , amant de Marcia.