SCÈNE II
D. FADRIQUE, ELVIRE et CELIE, ayant leur coiffe aballue , CLARIN.
D. FADRIQUE.
Quoi, madame, c'est vous?
ELVIRE
Voyez par les effets Si je sais m'acquitter de ce que je promets; Vous en aviez reçu ma parole pour gage, Et je n'ai pas voulu différer davantage k donner celte joie à votre esprit confus D'avoir eu sur ce point déjà tant de refus : Confessez-le pourtant, votre àme en est surprise.
D. FABRIQUE
Oui, je vous avouerai, madame, avec franchise, Que je n'espérais pas vous voir sitôt ici.
ELVIRE
Aussi ce qui m'amène est un pressant souci : On m'a dit qu'aujourd'hui vous aviez eu querelle.
D. FABRIQUE
Qui vous a pu déjà dire cette nouvelle?
ELVIRE
Suffit que je la sais, et que même on m'apprend Qu'une dame a causé tout votre différend : Mon ànie à ce rapport de douleur s'est saisie ; Et quoiqu'il soit trop tôt d'entrer en jalousie. L'amour que j'ai pour vous m'a fait résoudre enfin .\ venir m'informer quel est votre destin, [orage? Parlez-donc, qu'ai-je à craindre en un si prompt j| Mais quel trouble confus paraît sur ce visage? Je vous trouve inquiet, vous ne me dites rien :
[Bus à Celie.)
Mon abord vous déplaît sans doute? Tout va bien,