‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 626 sur 1518 · SCÈNE IV D. FEHNAND, BÉ.Vl'RI.X, GUZMAN · texte numérisé non relu

SCÈNE IV D. FEHNAND, BÉ.Vl'RI.X, GUZMAN

D. FERNAND

Aujourd'hui, Béatrix, tout à mes vœux succède. Ta rencontre est un bien qui doit ni'être si doux...

BKATHIX.

Pas tani, si je vous viens ôlc/ un remlez-vous.

D. 1 Eli.NAXI).

Que dis-lii?

BÉATRIX

Que tantôt ma maîtresse Isabelle, Ne peut, don Dionis, vous attendre chez elle; Voilà ce que j'allais vous dire de sa part.

D. FKRXAND.

J'atleiidl'ai son retour, et la verrai plus lard.

BÉATRIX

Non pas [lour aujourd'hui, voire amour va trop

D. FERNAND. [vilC.

Au moins à son défaut arreptc ma visile; Et si tantôt, sans toi, par hasard elle sort...

BÉATRIX

Il vous plait de railler.

D. FERNAND

Ah! c'est me faire tort.

Non. à t'eritretenir j'aurai la même joie. Et je croirai la voir pourvu que je te voie.

BÉATRIX

Ma foi, je ne sais pas comme vous l'entendez. Mais je pense valoir ce que vous demandez. D'aussi bien faits que vousme verraient pourmon GUZ.MAN. [compte.

Qu'elle en sait!

D. FERNAND

Tout de bon, ton espritnic faithonte; Et je t'en trouve tant...

BÉATRIX

Que vous le baillez doux!

Trêve, don Dionis, point de guerre entre nous; J'ai peut-être de quoi vous donner voire reste.

D. FERNAND

Tu toui'ues tout en jeu; mais, je te le proteste. Que mon cœur sent pour toi certaine émotion ..

BÉATRIX

De grâce, arrèlez là la protestation.

Sans me charger encor d'un cœur comme le vôtre, J'ai tant de prolestants qu'ils s'étouffent l'un l'autre; Et, dans les vœux divers qu'on me vient adresser, Je ne sais tantôt plus oii les pouvoir placer.

n. FERNAND.

Ta beauté, du ]ilus fier te ferait un esclave.

BÉATRIX

Je sais ce que je puis, ne faites point le brave, Et croyez seulement que, l'ayant entrepris, Vous seriez bien adroit si vous ne restiez pris. Qu'on se défende, ou non, de chercher à me plaire, Quand j'ai dessein de prendre, on ne m'échappe Et j'arrête si bien, qu'en ce droit absolu [guère, Je n'ai perdu jamais que ce que j'ai voulu.

D. FERNAND

Qui ne t'en croirait pas? Tu vaux iiuel'on t'admire; Tout est aimable en toi.

BÉ.iTRIX.

Vous pensez vous en rire ; Mais après tout, peut-être, à m'examiner bien,

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