‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 649 sur 1518 · SCENE V D. FERNAND, GUZMAN · texte numérisé non relu

SCENE V D. FERNAND, GUZMAN

GIZMAN.

Vous l'allez bailler doux?

Faire bien le dolent d'avoir cru nécessaire Qu'il ne partageât pas l'ennui de votre affaire ? Vos excuses sans doute auront ce fondement?

D. FERNAND

Je vais sur son accueil régler mon compliment.

GUZMAN

I Mais croyez-vous chez lui comme gendre parailre, I Sans que soudain ailleurs il vous fasse connaître? Si jusqu'à l'inconnue on fait courir ce bruit, Au choix de Léonor vous vous verrez réduit. Isabelle de vous déjà se désabuse.

D. FERNAND

Il faut pour le beau-père inventer quelque ruse, Et le mener si bien, qu'après mon compliment. Il me permette encor huit jours d'éloignenient. Je puis chez don Juan d'une affaire secrète, Pour un Icrnie si court prétexter ma retraite, Presser mon aventure, et pénétrer enfin Quel succès de mes feux doit régler mon destin.

GUZMAN

Ce sont feux volatils dont je crains bien l'issue. Deux beautés, à la lois, vous ont trappe la vue; El, quittant Léonor sur l'appât d'un faux bien, Vous risquerez à tout, et n'attraperez lien.

Vo}'ons-la,puisqu'au père il faut rendre visite. Entrons. Mais, dieux! Guzman, quej'ai l'àmeinter- Guz.\iAN. [dile!

Qu'avez-vous?

D. FERNAND

Qui jamais vit un feu plus constant?

Dans la cour de don Diègue on m'épie, on m'attend; J'y vois mon inconnue avecque sa suivante.

GUZMAN

N'en doutez point, monsieur, la chose est évidente, Elle a su votre hymen ; et, voulant l'empêcher, Ici chez le beau-père elle vient vous chercher. Voilà comme un secret ne se peut jamais taire.

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