‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 650 sur 1518 · SCÈNE VI D. FERNAND, LÉONOR, JACINTE, GUZMAN · texte numérisé non relu

SCÈNE VI D. FERNAND, LÉONOR, JACINTE, GUZMAN

l.éoXOR, à Jaciiile.

Que don Fernand s'expose à venir chez mon père!

JACINTE

Sa passion par là se croit justifier, Il avait su de vous qu'on veut vous marier; Et d'Isabelle, ensuite, ayant appris le reste, Il vient chercher à rompre un hymen si funcsle. Madame, qui craint tout doit un peu hasarder.

LÉONOR

Il m'en croit offensée, et n'ose m'abordcr.

D. FERNAND

M'ayant VU prêt d'entrer, Guzman, que dira-t-elle ?

LÉONOR, " D. pirilcllll.

De votre amour pour moi cette épreuve est cruelle; Et je n'aurais pas cru qu'un mouvement jaloux Vous fît payer si mal cequej'aifaitpourvous. [dre Quoi que, surmon rapport, vous ayezlieudecrain- Que mon père à l'hymen ne me veuille contraindre, Vous avez dû me croire assez de fermeté. Pour n'en redouter pas toute l'autorité. Cependant, c'est par vous que le sort m'assassine. Vous venez chez don Diègue assurer ma ruine; Et ne voulez pas voir qu'en ce pressant ennui, C'est me perdre en effet que paraître chez lui. Qu'y venez-vous chercher, sachant ce qui s'y passe? Laissez-moi les moyens d'éviter ma disgrâce; Et ne dédaignez pas, pour mériter ma foi,

LE GALANT DOUBLÉ , ACTE IV, SCÈNE l.

Quand j'oso Iniil i)Oiir vous, de faire un peu pour

1). TERNAND. [nioi.

Si vous voulez, madame, en croire l'apparence, Le sujet qui m'amène esl pour vous une offense, Et, par ce qui parait, déclaré contre vous, J'ai mérité l'aigreur de tout votre courroux. Je venais chez don Uiégue, et vous pouvez médire Qu'il semble contre soi que mon amour conspire, Puisque, m'y hasardant, je ne pouvais douter Que le vôtre par là n'eût tout à redouter; Mais j'atteste le ciel, qui voit toute mon âme, Qu'on ne brûla j:imais d'une si pure llamnic; Et que. quoi qu'eu ordonne undesl in trop jaloux, Je périrai plutôt que n'être point à vous.

LÉONOR

Un semblable sermeutapour moi bien des charmes; Mais daignez m'épargner de puissantes alarmes ; Et, pour ne me laisser aucun lieu de souci, Sans vouloir voir don Diègue, éloignez-vous d'ici.

D. FERXAXD.

J'y consens; mais, pour prix d'un amour si fidèle, Ne puis-je...

LÉO.N'OR

De ma part allez voir Isabelle; Et suivez un espoir qui vous est confirmé, Si vous aimez autant que vous êtes aimé.

D. FEUNAND.

Ah! Si vous en doutez...

LEOXOR.

Retirez-vous, de grâce, Mon amour vous l'ordonne, etma crainte VOUS chas- Être ici plus longtemps ce serait me trahir. [se; Adieu.

D. FEKNAND.

Vous le voulez, et je dois obéir.

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