SCÈNE I SLNORIX, PHÉDIME
PHÉDIME
Ce changement, seigneur,n'offre rien qui m'étonne; Je connais ce que peut l'éclat d'une couronne, FA n'ai jamais douté, malgré son feint courroux. Que la reine en secret ne fit des vœux pour vous.
sixoRrx.
Quoiqu'encor contre moi votre intérêt combatte. Elle m'a confirmé le rapport de Sostrate, Tout espoir est permis à mon cœur amoureux ; Mais il faut que le temps aide à me rendre heureux; J'ai voulu lui céder pour montrer plus de zèle.
PHÉDIME
Non, non, pressez, seigneur, vous obtiendrez tout Déjii son fier devoir voudrait être forcé. [d'elle;
SIXORIX.
D'un scrupule de gloire il est embarrassé. iVprès ses longs refus, un peu de bienséance Doit l'obliger encore à quelque résistance ; C'est ce qu'à mon amour elle vient d'opposer.
PHÉDIME
Sur un aveu si doux vous pouvez tout oser. Menacez, contraignez, rien ne peut lui déplaire ; Mais puis-je ra'expliquer sans être téméraire? Tout vous rit, tout vous flatte, et cependant, sei-
[gneur, Je vois qu'un noir chagrin trouble votre bonheur.
SIXORIX.
Oui, Phédime, et mon âme étonnée, interdite,