‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 864 sur 1518 · LAODICE, ACTE IV, SCÈNE V · texte numérisé non relu

LAODICE, ACTE IV, SCÈNE V

On arrête les chefs et les plus importants;

Et voulant qu'à vos yeux l'attentat s'éclaircisse,

Aiiuilius ici vient demander justice.

Il l'aura tout entière, et je lui ferai voir L'horreur que j'ai d'un crime et si lâche et si noir. Ce tumulte imprévu cache quelque mystère, Rome a pour l'éclaircir le pouvoir d'une mère; Ayant nourri mou fils elle est au môme rang. Elle est aux mêmes droits où je suis par le sang, Même intérêt l'engage à se faire justice; Et de quelque façon qu'un monarque périsse, Fiit-ce par un malheur qu'on n'eût su prévenir, Ce crime du hasard est un crime à punir.

(À Axiane.)

Princesse, à ma douleur prêtez encor la vôtre; Pour mieux venger ce fils, pressons l'une par l'autre. Il vous eût mise au trône ; et pour en démentir L'injustice du sort qui n'y peut consentir, Si Rome de ses dons souffre que je dispose, Votre espoir n'aura rien où mou chagrin s'oppose. Obtenez son aveu, je vous rends vos États.

AXIAXE.

Madame, vos bontés ne me surprennent pas; Mais je me croirais l'âme aussi lâche qu'ingrate, Si j'oubliais sitôt la mort d'.\riarate. Vengez-la, punissez un perfide assassin, Et le sénat après réglera mon destin.

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