‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 874 sur 1518 · SCÈNE V ARIARATE, AQUILIUS, AXIANE, ALCINE · texte numérisé non relu

SCÈNE V ARIARATE, AQUILIUS, AXIANE, ALCINE

ARIAUATE.

Seigneur, il n'est plus temps de cacher qui je suis. La reine et la princesse ont appris ma naissance.

AQUILIUS.

Toutse perdait, seigneur, par un trop long silence. J'ai rencontré la reine, et je viens devant tous De lui redire encor ce qu'elle a su de vous; Mais ce n'est point assez, il faut par votre vue

Apaiser promptement la populace émue,

Qui, grossissant toujours dans la cour du palais,

D'elle contre son fils craint de nouveaux forfaits.

Ce peuple à haute voix la nomme parricide;

Et peut-être il suivrait la fureur qui le guide.

Si pour le retenir, et calmer son effroi.

Nous didérions encore à lui montrer son roi.

Ilàtons-nous, le temps presse, et tout paraît à crain-

AXUNE, (1 Ariarale. [dre.

Allez, seigneur, ce feu ne peut trop tôt s'éteindre, On y ferait, sans vous, des efforts superflus.

AHIAR.\TE.

J'y cours, mais...

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