‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 240 sur 280 · RENÉ, RICHELIEU · texte numérisé non relu

RENÉ, RICHELIEU

RICHELIEU, à part.

Allons, celui-là me console de l'autre. (Haut, lui présentant îfpéf.) Monsieur René, reprenez votre héritage de famille»* (René le repouss») vous vous en êtes servi noblçment.

RENÉ

Non, monseigneur, non, votre générosité ne peut m'aveugle r...

RICHELIEU

Vous ne me croyez pas?... Eh bien! cette épée que vous

dédaignez, je la prends, moi (il tire sa propre épée, met celle de René à la place, et lui présentant Vautre) et je VOUS prie d'accepter

la mienne. Me-croyez-vous, maintenant?

RENÉ, ému jusqu'aux larmes.

Oh! monseigneur! je vous crois!... je vous crois... je... Excusez-moi, monseigneur... je ne puis parler.

RICHELIEU

Je ne vous demande pas de parler, non plus, René, je vous demande... c'est l'usage quand on s'est battu... je vous demande de m'embrassen

Page 1