SCENE V RENÉ, LA CHANOINESSE, RICHELIEU, i« i.qu.i
au fond.
LA CHANOINESSE, poussant un cri de joie.
Mon Dieu! merci!
René et Richelieu vont au-devant d'elle.
RENÉ, baisant la main de la chanoinesse.
Madame...
RICHELIEU, baisant l'autre main.
Madame... (Bas.) que ne le disiez-vous plus tôt?... Ainsi donc...
LA CHANOINESSE, bas.
Je vous avais dit, monseigneur: Laissez-moi votre épée... si c'e'tait un fils!
RICHELIEU, de même.
Et c'était Un fils... (il passe près de René et lui touche l'épaule avec
affection.) Joli cavalier, ma foi ! (a la chanoines.) Mon çpirçpliment!... Chut!...
RENÉ, à part.
Mais que signifie?...
AI» Château. Florine et Marie sortent du pavillyo*
MARIE, en descendant accompagnée de Florin*.
De grâce, mon oncle...
CHATEAU, descendant derrière eux.
Silence, mademoiselle!
RICHELIEU
Eh! voilà Château qui nous arrive sombre comme un dieu inférieur...
CHATEAU
Vous avouerez, monseigneur, que la trouvaille que je viens de faire dans votre chambre n'est pas de nature à égayer un oncle.
RICHELIEU, montrant René.
Monsieur Château, voici un colonel au nom de qui je vous demande la main de votre nièce...
RENÉ, à part.
Jamais!
CHATEAU
Non, monseigneur, elle ira au couvent... au couvent elle ira.
RICHELIEU
Fi! le vilain homme! Eh bien! j'espère être plus heureux auprès de madame Château.
CHATEAU
Qu'entends-je?
RICHELIEU, bas, a Florine dont il a prit la main.
Trois cent mille livres, ma chère. (Haut.) Madame, j'ai l'honneur de vous demander la main de mademoiselle votre nièce pour M. le colonel.
FLORINE
Mais, permettez.