‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 241 sur 280 · SCENE V RENÉ, LA CHANOINESSE, RICHELIEU, i« i.qu.i · texte numérisé non relu

SCENE V RENÉ, LA CHANOINESSE, RICHELIEU, i« i.qu.i

au fond.

LA CHANOINESSE, poussant un cri de joie.

Mon Dieu! merci!

René et Richelieu vont au-devant d'elle.

RENÉ, baisant la main de la chanoinesse.

Madame...

RICHELIEU, baisant l'autre main.

Madame... (Bas.) que ne le disiez-vous plus tôt?... Ainsi donc...

LA CHANOINESSE, bas.

Je vous avais dit, monseigneur: Laissez-moi votre épée... si c'e'tait un fils!

RICHELIEU, de même.

Et c'était Un fils... (il passe près de René et lui touche l'épaule avec

affection.) Joli cavalier, ma foi ! (a la chanoines.) Mon çpirçpliment!... Chut!...

RENÉ, à part.

Mais que signifie?...

AI» Château. Florine et Marie sortent du pavillyo*

MARIE, en descendant accompagnée de Florin*.

De grâce, mon oncle...

CHATEAU, descendant derrière eux.

Silence, mademoiselle!

RICHELIEU

Eh! voilà Château qui nous arrive sombre comme un dieu inférieur...

CHATEAU

Vous avouerez, monseigneur, que la trouvaille que je viens de faire dans votre chambre n'est pas de nature à égayer un oncle.

RICHELIEU, montrant René.

Monsieur Château, voici un colonel au nom de qui je vous demande la main de votre nièce...

RENÉ, à part.

Jamais!

CHATEAU

Non, monseigneur, elle ira au couvent... au couvent elle ira.

RICHELIEU

Fi! le vilain homme! Eh bien! j'espère être plus heureux auprès de madame Château.

CHATEAU

Qu'entends-je?

RICHELIEU, bas, a Florine dont il a prit la main.

Trois cent mille livres, ma chère. (Haut.) Madame, j'ai l'honneur de vous demander la main de mademoiselle votre nièce pour M. le colonel.

FLORINE

Mais, permettez.

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