SCÈNE SEPTIÈME
GRUNSBERG, toussant un coup sec et énergique.
HECTOR
Il commença par m'enfoncer tout son clavier dans l'épaule.
LE MAJOR
Très bien !
HECTOR
Ce qui prouve qu'en fait de reconnaissance, il y a des chiens qui valent des hommes... et réciproquement... Mais je dois dire que depuis.
LE MAJOR
Et comment se fait-il, monsieur, que vous ayez gardé ce chien durant huit jours sans le rendre à son propriétaire ?
HECTOR
Permettez, major...
* LE MAJOR
On ne se joue pas ainsi, monsieur, des regrets, du deuil d'une famille entière !
GRUNSBERG.
Ça n'a pas de nom I
Permettez, major.
LE MAJOR
Et vous allez peut-cire encore, mgnsie,ur, nje demander une récompense ?
HECTOR
Non, major... ou du moins en fait de récompense^ je n'ai désiré que l'honneur d'être admis, en qualité de voi^ sin de campagne^ à vous présenter mes devoirs»
LE MAJOR, se tarant Hlim! C'est différent, monsieur. (Le major Ta prendre une chaise et la plante au mille* da théâtre.) AsseyeZ-VOUS donc !
n reprend te pose. — Le major *t Grunsberg sont debout, les bras croisés, faee aa publie, ehaeon d'un côté de la chaise.
HECTOR, n s'assied, pois après on instant, royant ses deux acolytes toujours debout Immobiles et lui tournant le dos, il se 1ère, retourne la chaise, et se balance sur le dossier, avec embarras, puis il dit à part .
Ah çà! qu'est-ce que cela veut dire? (n tire de sa poche son porufeuiiie et lit) Le major... mâchoire indécrottable. C'est bien cela, sapristi I
Vous dites?
Noureau silence.
HECTOR
Je n'ai pas parlé, major.
LE MAJOR
Vous habitez Brientz, monsieur!
HECTOR
Major, j'ai l'intention d'y passer une partie de l'été.
LE MAJOR
Pourquoi cela, monsieur?
HECTOR
Mais d'abord à cause de la beauté du lieu, ensuite à cause de l'agrément que paraît offrir le commerce des habitants.
LE MAJOR
Et... dites-moi, monsieur... vous avez sans doute, dans le monde, une autre profession que de sauver les chiens qui se noient?