SCENE PREMIERE PIGOIS, puu GEORGES
PIGOIS, assis à droite sur un escabeau et examinant une pièce de fer forgé.
Oui... c'est superbe! c'est une superbe ide'e certainement !
Absorbé dans sa contemplation, il ne voit pa« Georges qui arrive lentement par le fond .
GEORGES
Toujours le premier à la besogne, mon vieux Pigois !
* Pigois, Georges.
PIGOIS.
Ah! c'est vous, monsieur Georges... oh! à la bonne heure, c'est un plaisir que de vous voir sur pied dès le matin comme autrefois.
GEORGl
Ah cà !... que font-ils donc les autres ? Est-ce qu'il n'est pas cinq heures ?
PIGOIS.
Pas encore, monsieur, mais ça ne tardera pas.
GEORGES
Et dis-moi... que se passe-t-il donc aujourd'hui dans les campagnes?... J'ai rencontre sur les chemins une foule de paysans en habits de fête.
PIGOIS.
Ah ! monsieur, c'est un de leurs grands pardons aujourd'hui... ils sont sur pied dès le malin.
GEORGES
Ah !... que regardais-tu là?
PIGOIS.
Je regardais ce nouveau modèle de manchons pour l'arbre de couche... c'est une superbe idée, ça, monsieur !
GEORGES
N'est-ce pas ?
PIGOIS.
De celte façon-là, les boulons se trouvent noyés dans le fer... plus «le danger pour l'ouvrier... Ah ! si cette invention-là était venue quelques années plus tôt... votre père serait encore de ce monde.
GEORGES} après un silence, n'asseyant sur un escabeau.
Dis-moi, je n'ai jamais voulu te parler de cela, Pigois... >uvenir était trop récent... trop douloureux... mais