‹ Theatre complet. -- (volume 3)Chapitre 130 sur 305 · SCENE PREMIERE PIGOIS, puu GEORGES · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE PIGOIS, puu GEORGES

PIGOIS, assis à droite sur un escabeau et examinant une pièce de fer forgé.

Oui... c'est superbe! c'est une superbe ide'e certainement !

Absorbé dans sa contemplation, il ne voit pa« Georges qui arrive lentement par le fond .

GEORGES

Toujours le premier à la besogne, mon vieux Pigois !

* Pigois, Georges.

PIGOIS.

Ah! c'est vous, monsieur Georges... oh! à la bonne heure, c'est un plaisir que de vous voir sur pied dès le matin comme autrefois.

GEORGl

Ah cà !... que font-ils donc les autres ? Est-ce qu'il n'est pas cinq heures ?

PIGOIS.

Pas encore, monsieur, mais ça ne tardera pas.

GEORGES

Et dis-moi... que se passe-t-il donc aujourd'hui dans les campagnes?... J'ai rencontre sur les chemins une foule de paysans en habits de fête.

PIGOIS.

Ah ! monsieur, c'est un de leurs grands pardons aujourd'hui... ils sont sur pied dès le malin.

GEORGES

Ah !... que regardais-tu là?

PIGOIS.

Je regardais ce nouveau modèle de manchons pour l'arbre de couche... c'est une superbe idée, ça, monsieur !

GEORGES

N'est-ce pas ?

PIGOIS.

De celte façon-là, les boulons se trouvent noyés dans le fer... plus «le danger pour l'ouvrier... Ah ! si cette invention-là était venue quelques années plus tôt... votre père serait encore de ce monde.

GEORGES} après un silence, n'asseyant sur un escabeau.

Dis-moi, je n'ai jamais voulu te parler de cela, Pigois... >uvenir était trop récent... trop douloureux... mais

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