‹ Theatre complet. -- (volume 3)Chapitre 131 sur 305 · P I G OIS · texte numérisé non relu

P I G OIS

Ah ! mon Dieu, monsieur, ce fut moi qui vins lui dire que j'entendais l'arbre de couche gripper là-haut, comme si l'huile manquait... et qu'on ferait peut-être bien de tout arrêter... Mais il n'aimait pas à perdre de temps, votre père, vous savez... et comme il ne restait que vingt minutes avant le déjeuner des ouvriers... il pensa que ça pourrait marcher jusque-là... (.Montrant l'escalier.) et il monta pour s'en assurer... Je voulus l'en empêcher, monsieur... je lui dis que c'était mon métier plutôt que le sien, et c'était la vérité... et je voudrais bien qu'il m'eût laissé faire... car si quelqu'un devait y passer... il aurait été plus juste que ce fût moi... n'est-ce pas ?

Enfin ?

Il ne voulut pas... il monta... Arrivé là-haut, il mit la main sur le coussinet où on entendait le frottement, pour voir s'il y avait trop de chaleur... alors sa manche se prit dans un des boulons... l'arbre le saisit... le fit basculer contre le mur... la tète en avant... et tout fut dit !

GEORGES, après un silence.

Sans un cri ?

Sans un soupir, ni.

154 f.A BELLE Al" BOIS DORMANT

GEORGES, on jetant un regard ver? le- frises.

Oui... je comprends. — Eli bien ! Pigois, ils vonl arriver... va donner de la vapeur, va... ce sera du temps de gagné.

PIGOIS.

(Test un mot de votre père, ça, monsieur, et vous l'avez «lit comme lui, il m'a semblé l'entendre... ça fait plaisir.

GEORGES, lui touchant l'épaule affectueusement.

Va donner de la vapeur.

PIGOIS.

Bien, monsieur.

Il sort à gauche.

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