‹ Theatre complet. -- (volume 3)Chapitre 270 sur 305 · ACTE TROISIÈME J · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME J

Je ne raille point, pardieu!... je t'aime!

Il l'enlève et la serre dans se; bra?. LEONORA, les yeux dans ses yeux.

Il y a des anges! mais que suis-je, moi, que suis-je, grand Dieu!

ROSWEINj la faisant asseoit et s 'asseyant prés délie, k gauche.

Oubliez! oubliez comme j'oublie, ne pleurez plus... Voyons, écoute, veux-tu partir? veux-tu quitter Psaples?... en quel coin du monde veux-tu que je t'emmène, dis, je suis prêt?

LEOXORA.

André !

Tu peux être heureuse maintenant, il n'y a plus rien entre nous, plus de mensonge, plus d'arrière-pensée... Tu seras heureuse, n'est-ce pas? tu me le promets? et puis tu seras meilleure pour moi, et tu me forceras de bénir ce jour de malheur? (se levant.) Mais je ne veux pas que cet homme rentre ici. Je vais le prévenir, je vais à Naples... Vous êtes brisée, Leonora, rentrez chez vous; s'il revenait en ce moment je ne répondrais pas... A demain.

LEOXORA, le regardant*.

André, je ne vous reverrai plus.

Demain, au point du jour, si vous le voulez, nous irons comme autrefois, comme au printemps de notre amour, courir tous deux dans les ruines et moisonner dans la rosée... Me croyez-vous?

* Roswein, Leonora.

DÀLILÀ

Je vous crois! je vous crois! (Elle lui baise les main;.) Je t'adore!

Elle sort à droite.

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