‹ Theatre complet. -- (volume 3)Chapitre 48 sur 305 · L E M A 1< 0 IIS · texte numérisé non relu

L E M A 1< 0 IIS

Saisi (il se lève avec un élan de sombre colère, pui- ?e dominant.!

Enfin!...

Il passe à droite .

GEORGES se lève.

Je n'ai pas besoin d'ajouter, monsieur, que vous obtiendrez difficilement d'une vente par autorité de juslice le chiffre qu'on vous a indiqué comme représentant la valeur

* Georges, le marquis.

LA B i: LLE AL BOIS DORMANT domaine. Ce chiffre est de six cent mille francs,

m'avez-vous dit ?

LE MABQUIS.

Oui, monsieur.

GEORGES

C'est en effet, pour tout le monde, la valeur de votre propriété... Mais pour moi, elle en vaut huit cent mille, et je vous les offre.

LE MABQUIS, le regardant.

Est-ce une aumône, monsieur?

GEORGE:-

Non, monsieur... Comme vous l'auriez su plus tôt, si vous l'aviez voulu, la mine de fer que j'exploite près d'ici se prolonge jusque sous vos bois. Ce gisement, dont j'ai pu apprécier l'importance, vaut pour moi naturellement le double de ce qu'il vaudrait pour tout autre. Si vous doutez de l'exactitude de mes appréciations, monsieur, je vous laisse tout le temps nécessaire pour les faire rectifier.

LE MARQUIS, après lavoir regarde avec etonnewent. Votre parole me SUftit. (il reprend d'un accent moins ralde.) MOD

Dieu! monsieur, je n'essayerai pas de vous cacher que cette circonstance imprévue me fait plaisir... Elle modifie heureusement ma situation et celle des miens, puisque, à ce compte, au lieu d'une cinquantaine de mille francs qui devaient me revenir... je demeure possesseur de ce qui peut passer pour une fortune en ce pays... Eh bien ! monsieur, je vous le demande franchement, en vous abandonnant toutes les parties de cette propriété qui peuvent vous être utiles, ne pouriais-je conserver ce château et ses dépendances immédiates '?... Vous devez comprendre, monsieur, les li'-'iis qui nous attachent, ma sœur et moi, à notre vieille demeure patrimoniale... et je vous saurai gré d'y avoir égard !...

Page 1