‹ Theatre complet. -- (volume 4)Chapitre 122 sur 285 · PALMA, CHRISTIAN, FRANZ · texte numérisé non relu

PALMA, CHRISTIAN, FRANZ

l'AL.MA. Il fermé la porte du fond et revieut: avec forée.

Parlez, monsieur, parlez! Quel chemin sanglant tous a conduit ici, -■mus ce nom, el avec ces titres ?

cil H [STIAN.

Là! Là ! mon jeune maître ; comme votre esprit s'échappe tout de suite en de sombres conjectures !

PALMA

Il faut que je sache, entendez- vous, dans quel but vous êtes venus ici usurpant ces titres.

Et qui vous dit que nous les ayons usurpés, ces titres !

CHRISTIAN

Vous êtes singulier, maître ! OserieZ-vous dire, vous.

que vous -avez qui je suis ? Je puis être duc ou prince ou ce que je voudrai, et je vous délie de me démentir. Vous ne savez de votre propre histoire que ce que je vous en ai conté, et vous savez fort peu de chose de la mienne.

PALMA, se contenant et tremblant d'émotion.

Ainsi, c'est vous, Franz, qui 'Mes le fiancé de la jeune dame d'Arnheim ?

CHRISTIAN

Qu'y voyez-vous à dire ?

Rien !... et ce mariage est décide'?

CHRISTIAN

Il sera fait dans deux jours. En quoi cela vous offenset-il ?

PALM A. amèrement et baissant la voix.

En rien ! Mais parlons sérieusement, monsieur... ditesmoi... ne me cachez rien... je suis à vous, je suis votre complice de vieille date, vous savez. Dites-moi... la nuit prochaine, il y aura un crime, un meurtre peut-être commis dans ce château... Eh bien? vous faut-il quelqu'un de dévoué pour veiller sur les fenêtres, pour pre'parer l'e'chelle ? vous faut-il un homme déjà fait au crime... pour bâillonner votre victime et étouffer ses cris?... Dites ! parlez... je suis à vous, je suis tout à vous, vous savez bien !

CHRISTIAN, sombre.

Maître Palma, prenez garde !

PALM A, éclatant.

Par le ciel ! c'est à vous de prendre garde, messieurs ! Vous allez sortir à l'instant et pour jamais de cette maison... ou je vous accuse aujourd'hui devant les hommes, et demain devant Dieu.

CHRISTIAN

Maître !

Vous eussiez mieux fait de me demander mon honneur jusqu'à son dernier souffle, mon sang jusqu'à sa dernière -ont te, que de franchir le seuil de cette maison avec nue pensée coupable !... J'ai parlé ! choisissez, et finissons !

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