‹ Theatre complet. -- (volume 4)Chapitre 264 sur 285 · LE MAI · texte numérisé non relu

LE MAI

Quel est donc cet air?

HECTOR

-t bien cela.' Quel est donc cet air?... Bref! on valsait... Je suivais d'un lorgnon distrait ce tourbillon qui

passait devant moi, quand soudain j'aperçois, glissant dans un flot de gaze et de dentelles, comme deux petites souris blanches...

LE MAJOR

Vos petits pieds? Bah?

HECTOR

Ornés de leurs chevilles!... Major, on ne meurt pas de joie, je vous le répète...

Pardon... vous ne me l'aviez pas encore dit.

HECTOR

.Ne vous Favais-je pas encore dit ?

LE MAJOR

Non.

HECTOR

Soit... Eh bien !... (n hésite.) Qu'est-ce que je vous disais donc?

LE MAJOR

Vous me disiez : On ne meurt pas de joie.

HECTOR

Ah! ah! vous voyez bien que je vous l'avais dit!... Je demeurai pendant dix minutes comme frappe' de chloroforme, et je ne recouvrai l'usage de la parole qu'en voyant ma divine inconnue traverser le salon au bras d'une autre dame, comme pour faire sa retraite... Craignant de la perdre une seconde fois, je demandai avec empressement à mon voisin quelles étaient ces deux femmes... ou plutôt ces deux grâces... L'une, me répondit-il, est la femme, l'autre est la fille du brave major de Lisfeld.

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