‹ Theatre complet. --Chapitre 262 sur 318 · SCENE II JEANNE, MAL' KICK, ROBERT · texte numérisé non relu

SCENE II JEANNE, MAL' KICK, ROBERT

Robert est en tenue de soirée. — 11 npporte un superbe )>ouf[uet. ROBERT.

Chère madame! Comment, pas prête encore? j E A .\ n e .

Non... je me suis oubliée au piano après le dîner... mais j'ai tout le temps... je m'habille 1res vile! Ouel joli bouquet vous m'avez envoyé, mon ami!... Et des roses tin-! j'aime tant les roses thé !

ROBERT

Si vous saviez ce qu'on vient de me conter dans une maison où je nie trouvais il n'y a qu'un instant... — une femme, bien entendu]

Qu est-ce qu'on vous a conté ?

ROBERT

nli ! une histoire absurde!

Sur moi? (Ju'osl-ee que c'est?

iV ;!1

362 CHAMILLAC

ROBERT

Vous allez me gronder... mais je suis si sensible à tout ce qui vous touche... Eh bien, croiriez-vous que cette dame prétendait vous avoir vue hier sur le boulevard, bras dessus, bras dessous, avec une actrice des Yarie'te's !

Ah! bras dessus, bras dessous; non!

ROBERT

Comment ! Il y a donc du vrai?

MAURICE

Quoi donc, ma chère?

JEANNE, riant.

Il y a un peu de vrai, mais pas beaucoup... D'abord, il faut avouer que je suis un peu comme M. de Ghamillac, moi... j'ai un faible pour... pour les personnes qui ne se conduisent pas très bien... il me semble toujours qu'il n'y a pas de leur faute... qu'elles ont subi quelques fatalités... car, enfin, il est si facile de marcher droit!

If A L" R I C E .

Chère petite sœur !

Et puis j'adore les actrices... ça m'intéresse de leur parler... Eh bien, hier, sur les cinq heures, il est venu un gros orage, vous savez, qui a éclaté subitement... J'étais sur le boulevard et je me suis réfugiée un moment dans le vestibule d'un photographe qui est par là.

ROBERT, qui a écoulé ave- son froid sourire.

Oui!

Dans ce vestibule, je me suis trouvée à côté de mademoiselle Vanda, des Variétés... Vous savez, Vanda?

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