‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 207 sur 209 · A'. TE III, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

A'. TE III, SCÈNE IX

LAURE

Maintenant, nous lier étroitement les uns aux autres, je ne peux pas y songer!

ORCIEU.

Songez, au contraire, quand je vous demande pour mon fils la main de votre fille, que vous ne pouvez pas me la refuser, vous à moi... ]\Iais pour mieux donner le change, il faut qu'un simulacre de réconciliation ait lieu entre vous et M. de Raguais.

LAURE

Moi I revivre avec lui!

ORCIEU, désignant ta femme.

Je vais bien continuer à vivre avec elle.

LAURE

Prétendricz-vous me dicter ma conduite jusqu'à la fin?

ORCIEU.

Oui! par Texemple.

RAGUAIS.

Quel but poursuivez- vous?

ORCIEU, « Laure.

Le rétablissement de l'ordre dans votre ménage, c'est la respectabilité du mien.

362 LA LOI DE l'homme

LAURE

Gela ne me regarde pas.

ORCIEU.

Là-dessus aucune considération ne me fera transiger. (A Régnais.) Est-ce compris?

RAGUAIS.

Vous me demandez une chose qui ne dépend pas de moi.

ORCIEU.

M"'^ de Raguais m'a déclaré, tout à l'heure, qu'elle ne tenait, contre vous, aucune preuve matérielle. Elle n'a donc pas de recours judiciaire pour se soustraire à ses obligations de femme mariée.

RAGUAIS.

Je ne peux pas non plus la faire rentrer de force sous mon toit.

ORCIEU.

Je m'oppose à ce que vous lui fournissiez plus longtemps les moyens de vivre au dehors.

RAGUAIS.

Une pression de ce genre... Oh! vous ne voudriez pas!

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