‹ Théâtre completChapitre 13 sur 193 · ACTE I, SCàNE VII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCàNE VII

la mort, (juunt au cuile, qu'on a tunt remanié depuis cent ans, on nu pas touch<'* l'article qui excusi' l'époux lie se faire justice : il reflète d(Jiic hien toujours la volonté de notre temps. La femme parjure qui n'a plus pour son mari qu'une àme d'hypocrisie, qui lui rapporte une Louche possédée par un autre et un corps dont les secrets se sont étalés ailleurs, cette femme-là n est même plus digne de son nom de baptême : c'est une bote impure, c'est une chienne du diable qu'il faut abattre, avec le chien qui la suit !

LÉONORE

Quelle horreur !

GISELLE

Oh ! c'est trop fort ! cela dépasse tout langage permis !...Tu tranches les questions évidemment sans te les représenter. Tiens : supposons une bêtise, une énormité, supposons une faute que j'en serais venue à commettre et toi à découvrir. Alors I pendant que je serais, eh bien, oui 1 je le sens, au désespoir de te causer ainsi la première douleur de notre ménage, tu oublierais tant d années que nous aurions vécues dans l'alVection ? Et toi, qui n'aurais pas cessé de m'étre très cher, toi, mon compagnon de tout temps...

RAYMOND

Je ne serais plus cela : je serais celui que tu aurais trompé.

L KNIGME

Quoi ! lorsque, par un dernier geste d'habitude, je chercherais une fois encore ta protection, tu te jetterais sur moi comme le bourreau ! tu m'arracherais mon dernier souffle ! tu me noierais dans mon sang !

RAYMOND

Oui.

GISELLE

Ah bien! je ne te reconnais pas de droit pareil. Si c'est dans ton code, ce n'est pas dans ma conscience. Je ne distingue plus là qu'une vilaine bataille de la force contre la faiblesse. Et, pour m'y dérober, aucune échappatoire, ni feinte, ni ruse, ne me répugnerait, je m'en vante !

RAYMOND

Il n'y a pas de quoi te vanter !

NESTE, à Gérard.

Au moins, toi, j'augure de ton silence que la profession de foi de ton cadet t'inspire la même réprobation qu'à nous !

GÉRARD

Oh ! moi, si j'avais épousé une autre femme que Léonore, d'oii me fût un jour venu le déshonneur, je crois que je lui aurais laissé tout de même la vie. Mais ce que je sais, c'est que son

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