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SCÈNE XI

SABINE, MARAVON, entrant par la gauche.

SABl'SE, désignant les femmes qui sortent.

Ah ! mon cher Maravon, venez me dire que j'ai là une amie absurde.

MARAVOX.

Madame Gribert.

SABINE

Avez-vous remarqué qu'elle a pris les aspects d'une gouvernante. Et d'ailleurs elle en fait le métier. Elle a cessé d'avoir une existence personnelle. Elle ne veut plus rien avoir à elle. Tout appartient à sa fille !... Pendant ce temps, le mari s'exténue pour subvenir aux toilettes de Béatrice. Et celle-ci, trônant au-dessus de ses père et mère, me fait l'effet d'une idole un peu odieuse.

MARAVOX.

Je ne partage pas votre opinion, chère petite amie. Devant ces êtres si naïvement naturels, je me plais, au contraire, à voir fonctionner les plus simples rouages de la famille. Ces gens-là se conforment à la loi qui commence par demander à la mère la chair de sa chair, souvent sa beauté, sa santé, au besoin même sa vie, pour en cons-

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