‹ Théâtre completChapitre 79 sur 193 · ACTE II, ftCÉNB TU fSO · texte numérisé non relu

ACTE II, ftCÉNB TU fSO

son mjiri. cousus de dettes, rouler dans les mauvaises affaires !... Vraiment, (piaiid je repurde où nous en sommes tous, pcrniellez-inoi «le regretter que vous n'ayez pas accept»^ autrefois l'offre irréprochable (le monsieur Stan^'V. Au lieu qu'il nous >oit devenu un étranger auquel vous n'osez pas recourir, il pourrait <>tre ici, avec sa fortune, et, pour assister mon ménage, il serait mon beaupère !

SABINE

Tu m'accuses de t'avoir fait du tort?

MARIE- JEANNE

Oh ! je ne vous accuse pas. Si vous vous êtes trompée, je sais bien que c'est par excès d'affection pour moi. Mais je m'affole à l'idée que nous n'aboutissons à rien, que je vais reparaître devant mon Didier les mains vides, au lieu de pouvoir lui dire : « Espère ! regarde, il y a déjà ceci de fait. » Alors, songeant au sacrifice exagéré que, dans un autre temps, vous avez cru bon d'accomplir, je ne puis m'empécher d'apercevoir qu'il retombe, à présent, sur ma destinée.

SABINE

Assez, Marie- Jeanne. Du moment que tu en juges ainsi, c'est bien. Je vais essayer de réparer, vis-à-vis de toi, la faute que tu m'attribues.

Ah ! chère mère, je ne saurais regretter me»

paroles, puisqu'elles me valent d'avoir à vous remercier une fois de plus... L'une et l'autre, nous ignorons quelle chance vous avez de réussir. Mais, parmi les vœux que je forme, il en est un qui me vient, pour la récompense de votre peine.

SABINE

J'ai pris le parti d'agir, sans plus d'espoir d'être jamais récompensée.

MARIE- JE ANNE

Permettez-moi pourtant de vous dire la petite idée que votre agitation, tout à l'heure, le son de votre voix, m'ont inspirée. Cet ami, plus cher que je ne m'en doutais, auquel vous aviez renoncé par tendresse maternelle, c'est peut-être votre fille, en vous contraignant à écrire cette lettre, qui va vous le ramener...

SABINE

Tu imagines que Stangy pourrait revenir ? Oii vas-tu chercher une pareille supposition ? Quelle démence !... J'admets qu'il ne m'en veuille plus, qu'il se prête obligeamment à fournir une solution pour les embarras dont je l'aurai informé... Mais c'est tout !... Ses occupations sont organisées. Nous ne savons rien des choses qui, depuis quatre ans, ont traversé sa vie... Lui, revenir!... Ah! si, par impossible, il débarquait, pour rien au monde je ne voudrais qu'il me revoie!...

ACTB II, BCàNR VII Itil

MAlUEJEANNE, lui itrif»«nt»nt un miroir.

Kl pourquoi donc? Vous ^les toujours 1» ni«^me, toujours aussi jeune, aussi charmante quau temps où il était là...

SABINE. rt])(tf/inl /c miroir «.in« .^roir voulu »'y regarder.

Comme tu t'illusionnes sur la m^re, ma pauvre chérie ! Va, lu ne me feras pas croire que je n'ai pus cKan^él... Ne me parle plus. Laisse-moi lui écrire froidement, nettement et de ïdn^on à ce qu'il soit persuadé que je ne le rappelle pas...

« Mon cher ami... » Non. Elle froisse une première feuille de papier.) a Mon cher Stangy... » Elle parait méditer les termes de su lettre; elle étend la main vers le miroir, et, après s'y être regardée, timidement :J AlofS, tU

crois que je n'ai pas trop changé?

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