‹ Théâtre completChapitre 95 sur 193 · I - , .. dun son^e où je Uiarcbe · texte numérisé non relu

I - , .. dun son^e où je Uiarcbe

STANGV, flfiM'.

C'est bien moi. Votre émotion, je la partage. Puisque vous aurez eu le tem|is de m'accuser duiit .• rnviTs votre cri d'appel, p.. — ; jfd. que je me disculpe.

SABINE

J'ai entendu votre explication.

STANGY.

Alors, il me reste à vous dire que, pour la coopération dont vous avez besoin, je suis entièrement à vos ordres.

SABINE

Ah ! que c'est noble à vous !

STANGY.

Ne me remerciez pas. Je n'ai même pas le mérite que votre demande me gêne. Je dispose de beaucoup d'argent, qui n'a pas d'héritier. Et, telle que je vous connais, je ne me flatte pas, d'ailleurs, que mon prêt courra le risque généreux de n'être pas remboursé.

SABINE

Oh! si! vous êtes la générosité même!... Croyez-moi : ce sont les larmes de ma fille, ce sont ses instances qui, seules, m'ont décidée à m'adresser à vous... Ne vous étais-je pas devenue une étrangère?

STANGY.

On a été de tels amis !

SABINE

Ah! cela, oui!... Voyez-vous, Stangy, il est évident qu'un fil mystérieux n'avait point cessé de me relier à vous. Car, dans le désespoir que Marie-Jeanne se consumât sous l'adversité subie

ACTS IV, ftCtNB II 108

pur son m(''na{;c, je n'avais pas craint tliissuror, i\ elle et à son mari, que vous m'aviez déjà fav^ralilenient réj»ondu... il ne faudra pas que vous les détroujpi»'/ !... Cétait donc vrai «jue vous veniez vers moi, quand, à travers d'affreuses ténèbres de mon ûme, j'ai eu la divination de le d«''clarer... 11 n'était donc pas Dieu permis que ce ne fût point cela qui vînt'..., Cirftce à ce que votre affection m'accorde, ma fille est sauvée!... Et ce n'est pas tout dire!... Vous arrivez à temps. Ah ! vous ne savez pas tout It' bien que vous me faites ! 11 n'y a que moi qui le mesure !

STA.NGV.

Depuis l'époque déjà lointaine où vous m'avez écrit dans des termes si pressants, qu'est-il advenu des embarras dont vous m'avertissiez .'

S.KBINE.

Le désastre s'est elfectué. Mais, par vous, les conséquences en seront vite palliées... Toutefois, pour ces chitTres, ces argents, je vous en prie... causez plutôt avec mou gendre. De pareils sujets me sont si pénibles, entre nous deux, de vous à moi!

STANGY.

Bref, votre gendre est sur le pavé ?

SABI.NE

Héias! oui. 11 a signé l'abandon de tous tes droits sur sou Uî>iue.

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