SCENE II Les Mêmes. LANGLIN
{Ernest annonce : « M. LangUn. »)
LANGLIN, entrant; il est en nage
Mesdames, je vous salue. {A Suzanne.) Bonjour, ma chérie.
JULIETTE Ernest, le thé.
ERNEST Bien, madame.
{Ernest sort.)
LANGLIN, s épongeant
Dieu! qu'il fait chaud! On n'a pas idée d'être encore à Paris par une temp>érature pareille.
SUZANNE Ne geins plus. Nous partons.
LANGLIN Enfm! Et où allons-nous?
SUZANNE et JULIETTE A Cabourg.
LANGLIN Vive la Normandie!
Voulez- VOUS boire?
LANGLIN Je crois bien.
{Ernest sert le thé.)
JULIETTE, versant Chaud?
LANGLIN
Fichtre non! Et la sudation?
JULIETTE, versant Froid, alors?
LANGLIN
Diantre, non! Et la congestion!
JULIETTE Tiède?
LANGLIN C'est bien fade.
JULIETTE Alors quoi?
LANGLIN
Décidément je préfère ne pas boire du tout.
SUZANNE Tu aurais vraiment pu le dire tout de suite.
LANGLIN Je ne le savais pas.
SUZANNE, narquoise. Et ça te représente un ingénieur!
LANGLIN
Qui a chaud, qui a soif, mais qui réfléchit. Réfléchir, tout est là!
SUZANNE, bas à Juliette Hein? Quel raseur! Et tu te plains!
JULIETTE, même jeu Le mien «st pis.