SCÈNE VI Les MÊMES. JULIETTE. SUZANNE
SUZANNE, Vivement, à Langlin Viens, filons! Si nous devons partit après-d^ain, pas une minute à perdre. Prépare ton carnet de chèques. Au revoir.
SORBIER, riant encore Au revoir, chère amie.
SUZANNE Qu'est-ce que vous avez à lire, vous?
SORBIER Rien, rien! Je ris malgré moi. Et je n'ai pas tort. Pas, Langlin?
LANGLIN
Voyons, Sorbier, voyons!
SUZANNE
Qu'est-ce que ça veut dire?
SORBIER, brusquement
Ça veut dire... que Gandard serait ravi de vous accompagner.
GANDARD Moi?
SORBIER
Allons, Gandard! pas de cachotteries! Vous venez de me confier que vous seriez enchanté si l'on voulait bien vous déposer chez Williams.
GANDARD Moi?
SORBIER
Je précise : vous avez besoin de bas de tennis. Hein? je suis gentil ! On va vous emmener en auto. Qu'est-ce qu'on dit à papa? On dit merci, je pense. Allons, dites merci tout de suite.
JULIETTE, riant Ce Sorbier est intolérable. Mon petit Gandard, si le
cœur vous en dit, restez; vous ne me gênez pas. Vous ne me gênez jamais.
GANDARD, à Juliette Vous m'autorisez à revenir un autre jour. Aujourd'hui, ça ne compte pas.
JULIETTE Quand vous voudrez. Téléphonez-moi. A bientôt.
SORBIER Au revoir, Gandard. A bientôt.
(Sortent Suzanne, Langlin et Candard.)