SCÈNE vin
Les Mêmes, BENJOL, DASPRE
SORBIER, montrant Benjol à Juliette Alors, ce Benjol?
JULIETTE Lui? Aucune chance! il me plaît trop.
SORBIER, à part Vivent les femmes!
BENJOL, très empressé.
Chère amie!
SORBIER
Bonjour, l'oncle et le neveu!
BENJOL, à Sorbier Vous paraissez d'une humeur...
SORBIER
Charmante? Oui, tout va bien. On part après-demain pour Cabourg. La patronne a été parfaite avec moi. Le
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porto est supérieur et les cakes prestigieux. Je vous les recommande.
BENJOL
Oh! moi, vous savez! {Montrant Daspre.) Lui!
JULIETTE, à Daspre Que j>eut-on vous offrir?
DASPRE, avec gourmandise
Un moka.
JULIETTE, offrant
Tenez. {D<aspre prend un moka et le mange tout doucement avec un plaisir manifeste.) Oh! ce Daspre! il est gourmand comme une vieille femme.
SORBIER
C'en est une! Daspre, c'est la femme de cinquante ans, encore bien.
Sorbier, vous êtes un enfant. Vous seriez même un enfant terrible, s'il y avait encore quelque chose de terrible à notre époque.
SORBIER
Offrez-moi un bonbon au lieu de m'accabler, et je vais faire quelque chose de très gentil pour vous et pour votre neveu.
DASPRE, tirant une bonbonnière et offrant Quoi?
SORBIER
Je vais me sauver. Ce n'est pas une attention?
DASPRE et BENJOL Si! si!
SORBIER, à Benjol
Alors, à Cabourg?
BENJOL A Cabourg.
SORBIER
Dites donc, l'attaché, on tâchera de vous avoir, c'està-dire d'avoir... Enfin, c'est toujours du sport. C'est amusant...
BENJOL Passionnant.
SORBIER, à Daspre
A Cabourg, Alraaviva!
A Cabourg, Tommy Burns!
SORBIER
C'est trop, c'est trop. Ma chère amie, mes hommages. Je suis aux anges. EMtes donc, tâchez qu'elle baisse encore un peu.
JULIETTE Qui ça?
SORBIER La dragée.
(// sort en riant.)