DON CÉSAR D'AVALOS, ACTE I, SCÈNE IV
D. FERNAND
II ne le sera point, qu'il vienne promptement.
ISABELLE
Son maître, où je me trompe, aime le compliment.
6UZMAN.
Àhl madame, il n*a point son pareil pour en faire. C'est un esprit... Qu'il parle, on n'a plus qu'à se Il sera quatre jours à discourir sur rien. [taire,
D. FERNAND
C'est beaucoup que d'avoir le don de l'entretien.
GUZMAN
D'abord qu'on l'aperçoit, on accourt pour l'en- C'est l'humeur la plus drôle... [tendre ,
Oui?
GUZMAN
S'il est votre gendre, Je vous tiens tout du moins rajeuni de vingt ans.
D. FERNAND
Comment, s'il est mon gendre? Est-ce que...
GUZMAN
Je m'entends.
Il vient à ce dessein, mais comme enfin son père A tant et tant de biens qu'il n'en saurait que faire, Quoiqu'à Madrid encore on ne l'ait jamais vu. Ses amis ont écrit; il y sera couru.
Pour attraper les geus, il est de fines mouches.
D. FERNAND
Les belles de Madrid ne sont pas trop farouches, Mais enfin à cela le remède est aisé.
Si je trouve à l'hymen ton maître disposé, Pas plus tard que demain...
GUZMAN
C'est assez bien le prendre.
Le plus tôt vautle mieux, mon'maltre aie cœurten- Et quand on Tamadoue, il a peine à tenir, [dre,
D. FERNAND
Suffit qu'un prompt hymen puisse tout prévenir.
GUZMAN
Vous verrez là-dessus ce qui se devra faire.
(i Béatrix.) Mais je cours l'avertir qu'il peut entrer. Ma chère, Nous ferons connaissance au retour.
BÉATRIX, û Guiman,
On t'attend.
Va vite.