MRS PRÉSENTÉS AUX DAMES PAR LE PREMIER QUADRILLE DES ASSAILLANTS
Quelque péril où Ton s'expose A vouloir du beau sexe admirer les appas, Est-il des maux qui ne nous plaisent pas,
Quand nous en chérissons la cause?
C'est sans doute un subtil poison, Que le je ne sais quoi qui nous attache aux belles; Mais du moins à les voir si Ton perd la raison, On acquiert de Tesprit en soupirant pour elles.
Ne balançons donc point à nous laisser charmer. On hait un insensible aussitôt qu'on le nomme,
Et Ton ne commence d'être homme
Que quand on commence d'aimer.
Ces Ters étant distribués, ce quadrille achève sa marche autour de la barrière, et s'étaot placé de l'autre côté vis-à-^is des tenants, le chef se tourne yers les dames qui sont sur Téchafaud, et leur fait ce compliment :
Ne nous refusez pas un regard favorable,
Vous, de qui la beauté pour nous trop redoutable,
Nous fait déjà sentir une tendre langueur;
A quoi que de vos yeux la douceur nous engage
C'est en nous dérobant le cœur.
Qu'ils nous donneront le courage.
Ce compliment est à peine fini, que les trompettes qu*on entend obligent de nouveau le maréchal de camp général d'aller à rentrée du camp, d'où il amène le maréchal de camp du quadrille des chevaliers fidèles. Il est vôtu à Tantique; ses plumes et sa garniture sont couleur de feu, aussi bien que sa mante qui est mêlée d'argent. Son bàtoo de commandement est d'or, et deux Arabes le suivent, tenant chacun une zagaie. Il lit cette réponse que les chevaliers fidèles font au cartel des tenants.