LES ILLUSTRES ENNEMIS, ACTE III, SCÈNE IX
Qui pourrait le penser, qu'avec si peu de peine Nous réduisiez Tamour aux effets de la haine ; Et qu'exposée aux coups des plus rudes combats, VoQs puissiez soupirer, et ne soupirer pas? Ah! si jamais pour vous ma flamme eut quelques
[charmes, Eoaeignez-inoi comment vous vous servez des lar- De teslannes toujours si prêtes d'obéir, [mes, Qai ^onent loi de vous, qui n'osent vous trahir. Et que, par un pouvoir que je ne puis comprendre, k Toos vois essuyer aussitôt que répandre.
GASSARDRB.
Ooiiid de ce que je fus j'ose me souvenir, [ nir ; Moocœur, comme eu tribut, s'apprête à m'en four- Qniiid par ce que je suis il connaît qu'il s'abuse. Mon cœur, ce même cœur soudain me les refuse; Et par ces sentiments l'un à l'autre opposés, Deôi partis se formant dans mes sens divisés, SiDs permettre aucun calme à mon âme inquiète, U douleur les attire, et l'honneur les rejette, 5e pouvant consentir qu'en un sort si nouveau Le plus bas sentimentfriomphedu plus beau.
D. ALYAR.
Enfin, c'wt à regret qu'entre les bras d'un autre...
CA8«ANDRK.
Si Taveo de mon mal peut adoucir le vêtre. Oui, je souffre à vous perdre; et mon cœur alarmé \e se souvient que trop de vous avoir aimé ; £n Tain pour l'oublier il se fait violence.
D. ALVAR
Ik>ne Jepuîs...
GASSANDRB.
N'en tirez aucune conséquence.
D. ALVAR
Espérer qoe peut-être...
GASSANDRE.
Injuste et vain espoir l
D. ALVAR
Ion amoar...
GASSANDRB.
Ne pourra corrompre mon devoir?
El plutôt que...
FLORB, montrant Ënrique qui parait.
Madame.
GASSANDRB.
0 disgrâce imprévue!
Eapèehez qu'on me suive, ou bien je suis perdue.