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SCÈNE I FÉDÉRIC, ISABELLE

PÉDéRIC.

Par quels vœux désormais, madame, ou quel ser-

ISARELLE. [vice...

Je m'oblige moi-même, en vous rendant justice.

FÉDÉRIC

Mais sur un étranger répandre un tel honneur?

ISARELLE.

Enfin, de ce château vous êtes gouverneur ; Et je veux qu'aujourd'hui, par son obéissance, Chacun respecte en vous l'effet de ma puissance.

FÉDÉRIC

Mon mérite est si faible, et mon bonheurs! grand, Qu'avec juste raison son excès me surprend. Lorsque je considère avec quel avantage Du sort qui me poursuit vous réparez l'outrage. Et que, malgré l'éclat que font par mes défauts Et le peu qjie je suis, et le peu que je vaux. Par un heureux secours que je n'osais attendre. Vos bontés jusqu'à moi se plaisent à descendre. Je chéris mes malheurs, dont la fatalité N'a fait qu'ouvrir la voie à ma félicité.

ISARELLE.

La faveur est légère, et ma gloire s'offense yue vous portiez si haut votre reconnaissance : Montrez des sentiments un peu plus réservés,

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