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SCÈNE IV PHILOCLÉE, BÉRÉNICE, HÉSIONE, CLYTIE

PHILOCLÉE.

Si par un entretien qui pourra vous contraindre Jesemblevousdonnerquelquelieudevousplaindre,

Accusez-en le roi qui m'oblige à savoir

Ce qu'un conseil sincère a sur vous de pouvoir.

Sachant ses sentiments, apprenez-moi les vôtres.

BIÏRBMCE.

Il ont trop éclaté pour en embrasser d'autres, Madame ; et vos bontés s'expliqueront pour moi,

BÉRÉNICE, ACTE I, SCÈNE V

S'ils m'attirent jamais la colère du roi.

PHILOGLÊB.

Qoi la peut éviter ne la doit pas attendre.

BÉRÉNICE

le sais ce que je dois, et tâche de le rendre.

PUILOCI.ÉB.

Voas le témoignez mal par l'injuste mépris Qa'oo TOUS voit opposer au choix d'Anaxaris.

BÉRÉNICE

la des qualités que ma raison admire; liis le ciel de nos cœurs s'est réservé l'empire, fisâDs son ordre exprès, qui seul le met au jour, S^DOos permet l'estime il nous défend l'amour.

I PHILOCLÉE.

I & effet, c'est un ordre où vous cédez sans peine, ^ Onind il vous faut sou ffrir les vœux de Philoxène ; Itoos plaît, il vous flatte, et vous fait présumer lacrien n'est impossible à qui sait bien aimer. Pwirmoi, si rien jamais peut toucher mon envie, Ccîtdevous voir un jour au trône de Lydie; liais quoi que Philoxène ose vous protester, ^ot amant et prince, il est à redouter; Q ces deux qualités dans la même personne SoQtde mauvais garants de la foi qu'il vous donne.

BÉRÉNICE

l«princespeuvent tout, mais c'est blesserles dieux Ijaefl oser concevoir des soupçons odieux; Bslifeotdu haut rang qui forme leur puissance, Fd secours favorable à remplir leur naissance. CeqQ'aaxgrands sentiments un longsoin nousaciaboQheurqui la suit est un trésor ouvert, [quiert, ; Par là leurs cœurs sans peine égalent leurs fortunes; R pour se dérober aux faiblesses communes, De quelques passions qu'ils semblent combattus, I Dj trouvent dans leur sang la source des vertus.

PHILOCLÉE.

j l>'prioccde Lydie a l'âme noble et grande;

ïiJs, quoi que de sa flamme un bel espoir attende, I iytnl à respecter un père dans son roi,

C(st uo gage mal sûr que celui de sa foi.

BÉRÉNICE

Aossi ne doutez pas que s'il me voulait croire, Aaseulsoin de vous plaire il ne bornât sa gloire, îiquece rare amas de belles qualités ^^ousacqutt des vœux que j'ai peu mérités.

PHILOCLÉE.

*5i, dans le Tang illustre où le ciel m*a fait naître, fe pourrais me résoudre à recevoir un maître, Oai, déjà par soi-même assuré d'être roi, 'dirait plus me donner qu'il ne tiendrait de moi! !^D,quel que soit l'éclat d'une double couronne, ^"enxdonnerun sceptre,etnon qu'on me ledonne; Eiron verra mon choix assurer à ma main Umbitieux honneur de faire un souverain. lUis dans mon cœur peut-être une secrète envie Voos dispute l'espoir du trône de Lydie; ^ce que Tamitié me fait craindre pour vous ^^ique l'indigne effetd'un mouvement jaloux. iiuérissez votre esprit d'une frayeur si vaine.

Je vois sans déplaisir Tamour de Philoxène; Et, loin que son succès me cause aucun ennui. Pour le faciliter je vous laisse avec lui.

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