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SCÈNE II

MARCIA, ÉLECTUS, LUQE.

MARCU •

Hé bien,qu'avez-vous fait? Me venez-vous apprw- Ce que de l'empereur il m'est permis d'attendre? [drt

éLBGTUS.

Madame, vous servir m'est un emploi trop dooi Pour avoir différé de lui parler pour vous; Non, qu'à se voir presser, souvent il ne rejette Ce qu'avec passion nous savons qu'il souhaite : Mais pour en redouter ce bizarre défaut. L'illustre Marcia sait trop ce qu'elle vaut; Et j'aurais mal rempli l'ardeur que j'ai pour elle, Si la peur de l'aigrir eût arrêté mon zèle.

-MARCIA

Ce zèle généreux m'était déjà connu.

Enfin, en ma laveur qu'avez-vous obtenu?

ÉLECTUS.

Que dans peu les effets suivraient votre espérance: Je viens à Pertinax d'en porter l'assurance. J'en avais reçu l'ordre et m'en suis acquitté.

MARCIA

Ce que nous vous devons n'a rien de limité;

Aussi n'ai-je aspiré jamais à la couronne

Que pour vous faire part du pouvoir qu'elle donne.

ÉLECTUS.

En vain ce faux espoir abuserait ma foi, [moi; Lorsque vous pourrez tout, vous pourrez peu pour Encor peut-être alors voudrez-vous vous défendre De m'accorder ce peu que j'oserais prétendre?

MARCIA

D'ingratitude à tort c'est vouloir m'accuser : Qui peut promettre tout, ne veut rien refuser; i:t je hais la vertu qui, quoi que je propose, Vous fait prétendre peu quand je dois toute chose. Un grand cœur e%i injuste à n'agir que pour soi.

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