ACTE QUATRIÈME
COMMODE, FLAVIAN, surrB os l'empereur.
COMMODE
Vient-elle cette aimable et fière criminelle Qui te promettait tout pour mieux tromper ton zéi( Et n'a feint de céder à mon ardent amour, Que pour prendre son temps à me priver du jour?
FLAVlAlf.
On va vous l'amener, seigneur ; mais j'appréhende Que jusqu'à s'applaudir sa fureur ne s'étende, Et que, loin que son crime étonne sa flerté, Elle n'ose à vos yeux en faire vanité. Chacun tâche à l'envi de lui faire connaître [tre Qu'elle doit craindre en vouset sonjogeetsonmii Qu'un peu d'abaissement peut tout pour son arrêt On dirait à la voir qu'elle est sans intérêt. Un sentiment obscur qu'un vif dédain enflamme, Étale dans ses yeux tout l'orgueil de son âme, Elle en ose porter l'audace au plus haut point; Et, si vous m'en croyez, vous ne la verrez point.
COMMODE
D*abord surpris d'un coup si noir, si détestable, Je n'ai pu la souffrir, cette ingrate coupable; Mais dans ce que sur moi ma flamme a de pouvoir Tu me voudrais en vain détourner de la voir. Qu'on la laisse venir, il faut que cette vue Détermine en ses vœux mon âme irrésolue, Et que ce fier objet qui m'a trop sa charmer Achève ou de m'aigrir ou de me désarmer.