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SCÈNE III

D. FADRIQUE, D. CÉSAR, ELVIRE, la coiffe abattue, CLARIN.

Ami, le ciel enfin à mes vœux favorable Met en votre pouvoir le bien d'un misérable. Vous pouvez tout pour moi.

BLVIRE, bas.

Voici ce que je crains.

D. CÉSAR

Mon repos, mon honneur, ma vie est en vos mains.

ELViRB, bas»

Il me cherche. 0 malheur !

D. FADRIQUB, bax.

Surprenante disgrâce !

Quand j'attends don Félix, don César prend sa place.

D. CESAR

Ce silence m'étonne, et me fait trop juger Qu'en vain dans mon parti je crois vous engager : Mais celle que je cherche étant ici venue. Vous ne sauriez du moins m'en refuser la vue. Et je n'en doute point, c'est elle que je voi. Puisqu'elle tâche ainsi de se cacher de moi.

D. FADRIQUB.

On vous a mal instruit, don César, cette dame...

D. CéSAR.

Souffrez que j'aille seul lui parler de ma flamme.

BLVIRB, bas, se retirant.

Cette cruelle approche est le coup de ma mort.

D. CÉSAR, à Blvire, Ne fuyez point ainsi, madame, à mon abord : Que craignez-vous de moi, qui n'ai point d'autre Que de vous secourir au péril de ma vie? [envie

BLVIRB, bas.

Me prend-il pour un autre, ou s'il veut seulement Augmenter en raillant mon juste châtiment?

D. CÉSAR

Je ne viens point ici vous parler de la peine [ne, Que souffre un malheureux que poursuit votre hai- Je viens pour conserver votre honneur et vosjours. Non que j'aspire à rien par ce faible secours :

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