‹ Théatre completChapitre 611 sur 1461 · D. FERNAND, ISABELLE, BÉATRIX · texte numérisé non relu

D. FERNAND, ISABELLE, BÉATRIX

D. FERNAND

A voir quelles bontés d'abord, sans me connaître. Vous avez bien voulu me faire ici paraître, J'ai lieu de présumer que la peine où je suis Vous rendra favorable à finir mes ennuis. C'était pour moi sans doute une disgrâce extrême D'aimer avec excès, et d'ignorer qui jaime ; Mais, d'un plus rude sort j'ai tout à redouter, Si, par votre secours, je ne puis l'éviter.

ISABELLE

En vain à vous cacher votre esprit s'étudie. De grâce, jouez'Vous ici la comédie.

Ou si vous prétendez que, pour votre intérêt, Mon esprit soit brouillé comme le vôtre l'est?

D. FERNAND

Madame, où trouvez-vous que ce soient frénésies...

ISABELLE

Oui, sans doute, il vous faut des douceurs mieux Et la pauvre abusée, à qui vous en contez, [choisies; Pour vous croire honnête homme, a de grandes

[clartés.

Certes, votre méthode est galante et nouvelle. Pour moi don Dionis, et don Fernand pour elle? Ce rare expédient à vous mettre en crédit. D'aucun autre avant vous n'avait frappé l'esprit; Et ce sont en amour de subtiles adresses. Que prendre autantde noms que l'on fait de maîtres- Un si beau stratagème en a-t-il bien dupé? [ses.

D. FERNAND

De quel étonnement mon esprit est frappé I M'amenait-on ici pour un pareil outrage?

Il fallait un peu plus vous sucrer le breuvage. Avons, qui, don Fernand, quand vous vous avisez, Chez nous effrontément vous endionisez;

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