SCÈNE III CONSTANCE, LUQE
I CONSTANCE
Qui l'eût peDS»^' j Qu'à tant de tyrannie il se fût dispensé, Qu'il eût prêté la main au coup qui m'assassine?
I LUCIE
1 J'en soupire pour vous et tremble pour Licine;
i Et si de ce revers votre cœur combattu
; N'en trouvait le remède en sa propre verto...
I CONSTANCE
Quel remède, Lucie, et qu'il a d'amertume, I Quand l'amour est un feu que le mérite allume, Et que le cœur atteint d'un si charmant poison ! Obtient pour lui céder l'appui de la raison I Non qu'enfin la vertu n'en soit toujours maîtresse, Mais quand à l'étouffer le devoir s'intéresse, C'est un combat atfreux dont la triste rigueur, Du malheur du vaincu fait gémir le vainqueur. Timide à triompher, puni par sa victoire, 11 soupire du coup qui l'immole à sa gloire; En tyran, malgré lui, de ses plus chers souhail-s S'il osait ne pas vaincre, il ne vaincrait jamais.