‹ Théatre completChapitre 742 sur 1461 · PERSÉE ET DÉMÉTRIUS, ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

PERSÉE ET DÉMÉTRIUS, ACTE II, SCÈNE I

j^is, quoique votre vue ail de quoi me charmer, ^i se cherche en aimant n'est pas digne d'aimer.

DÉMÉTRIUS

il&s! Madame, hélas I Quand le sort nous accable, f-ce aimer comme il faut qu'être si raisonnable ? tfrmoi, dans les revers dont je suis combattu, ^ne me pique point d'avoir tant de vertu. c, ksToir est le seul bien qui peut flatter ma flamme, àotque j'y renonce on m'arrachera l'àme; tquoi qu'on entreprenne, il me sera plus doux Durir à vos yeux que vivre loin de vous.

ÊaiXÈNE.

DUS aveuglez point quand le mal est extrême.

DÉMÉTRIUS

, madame, songez que mon frère vous aime. De dans la douleur de se voir dédaigner, ' agir sans obstacle, il tâche à m'éloigoer. iquede ses transports votre crainte soupçonne, at pour votre cœur plus quepour la couronne, cfaent, en mettant ses menaces au jour, sr un rival qui nuit à son amour.

ÉRIXÈNR.

Limour vous gêne, il me blesse, il m'irrite; kkrsqu'en sa faveur le roi me sollicite, k es» au plein mépris n'ose s'abandonner, [^ rotre péril a de quoi m'étonner.

rdooc, et par là dissipant la tempête, ; libre Féclat où ma haine s'apprête, ide quel air j'en soutiendrai le cours, Ddjcn'auraiplusrienàcraiudrepourvosjours.

DÉMÉTRIUS

i Tcnvi contre moi la terre au ciel s'unisse, peut être aisé d'en braver l'injustice.

Dez-vous ?

ÉRIXÈNB.

Quand mon cœur se voudrait démentir, upir échappé n'y pourrait consentir.

^encore une fois, prince...

DÉMÉTRIUS

Mon heur suprême l de voi r, c'est d'ouïr que ma princesse m'aime ; ae pour ma flamme il n'est point d'autre bien, ce doux aveu je n'écoute plus rien.

Page 1