‹ Théatre completChapitre 800 sur 1461 · SCÈNE V ANTIOCHUS, ARSINOÉ, TIGRANE, BARSINE · texte numérisé non relu

SCÈNE V ANTIOCHUS, ARSINOÉ, TIGRANE, BARSINE

ANTIOCHUS

Madame, retenez un amant qui s'emporte, Sa mort sera l'effet d'un ordre qu'il reçoit, Son désespoir le presse, et c'est lui qu'il en aà

ARSINOE.

Quoique de Séleucus le ciel m'ait fait dépendf% Tigrane sait de moi ce qu'il a droit d'attendre Mais, comme enfin cet ordre a droit de l'étonné De grâce, apprenez-moi ce qui l'a fait donner. Qu'avez-vousditfSeigneur, dont son âme abattoe. TIGRANE. [ta

Qu'il meurt d'amour pour vouf», que cet amour Et que, pressé d'ennui, la langueur qui le suit Est l'effet de l'état où vous l'avez réduit.

ARSINOé, à Aniioehut.

Sous quelque dur soupçon que Tigrane langops Je me connais, seigneur, et je vous rends jnstici Ce qui le fait trembler étonne peu ma fol. Mais, encore une fois, qu'avez-vous dit an roi? Lui deviens-je suspecte, et m'avez-vous nomméi

ANTIOCHUS

Non, madame, et sa flamme en vain s'est alarma Le nom d'Arsinoé ne m'est point échappé; Et si le roi se trompe, il veut être trompé.

TIGRANK.

Hélas ! Pour exprimer tout l'amour qui l'inspira Montrer votre portrait n'est-ce pas assez dire; Et, sur l'heureux dépôt d'un gage si charmaDt, Peut-il moins avouer que le titre d'amant?

ARSINOB.

M'a-t-ondit vrai, seigneur, qu'expliquant votrejN Vous avez laissé voir mon portrait à la reine, fi Et souffert que le roi...

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