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LE BARON D'ALBIKRAC, ACTE I, SCÈNE V

PHIUPIN.

Tant pis. Qu*a-t-elle su? Car, enflD, il n*a rien.

USETTB.

Qall était de naissance avec fort peu de bien, Mais eDJoué, folâtre, et toujours prêt à rire.

PHIUPIN.

Plus encor mille fois qu*on ne le saurait dire. Mais d'où diable as-tu feint que tu savais son nom ?

USBTTB.

fai dit que j'avais vu ce monsieur le baron, Qoi,p!ein d'amour pour elle, et pressé d'un voyage, Devait à son retour parler de mariage.

Qu'il n'avait point voulu la voir pour un moment. On croit ce qu'on souhaite assez facilement.

PHIUPIN.

Ah! baron, qu'à présent tu serais nécessaire!

USBTTB. [affaire,

Qoll veuille d'elle ou non, ce n'est point notre I^anra qu'en temps et lieu, l'entretenant d'amour, A celui de ton maître il donne quelque jour.

PHILIPIN.

Mais, à propos d'amour, m'aimes-tu?

LISETTE

Le beau doute !

PHILIPIN.

Tifia'en as assuré bien des fois; mais écoute, il me le faut jurer plus aulhentiquement.

LISETTE

i%ilipin se défie ?

PHILIPIN.

k parler franchement.

Je te trouve égrillarde autant qu'on le peut être; Et Dotre La Montagne est un dangereux traître QqI toujours goguenard, prend, en goguenardant, Ceqo'oQ dit qu'on n'obtient jamais en demandant. Comme nouveau venu tu voudras qu'il t'en conte?

LISETTE

Badio.

J'ai de l'honneur, et l'autre a bu sa honte; Plos effronté qu'un page en vain on le retient.

LISETTE

Tais-loi, ne vois-tu pas que notre tante vient?

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