LE BARON D'ALBIKRAC, ACTE HI, SCÈNE I
Chaque connexité d'un membre avecque Tautre, Vous ne me plairiez pas davantage! et déjà J'enrage d'être au point dont mon père enragea; Car on tient que deux jours après son mariage II s'en mordit les doigts.
ANGELIQUE
Lisette, il n*est pas sage.
C'est un homme enjoué. Qu'il est divertissant ! LA TANTE, û La. Montagne qui lui avait parlé bas. Rien ne nous presse encor.
LA MONTAGNE
Je suis un peu pressant, Mais à voir moins d*appas qui ferait moins la presse ! El puis, quand on va droit, sans entendre finesse. Et que l'un, à peu près, est de l'autre le fait, On dit que le plus tôt vaut le mieux.
LISETTE
En effet.
LA TANTE
On y doit un peu plus songer que vous ne faites.
LA MONTAGNE
Gai comme je le suis, vous, dans l'âge où vous êtes, Selon que je me sens fortement dans vos lacs, Nous aurons quantité de petits Albikracs, Ma tante.
LA TANTE
Pour le moins épargnez une fille, Vous la faites rougir.
LA MONTAGNE
Elle en est plus gentille.
Quant à moi, j'aime à voir ce vermillon subit Dont, en baissant les yeux, la friponne sourit; Il faut les faire à tout. Mais, mon aimable tante, Voyons votre maison, sa propreté m'enchante ; Et si j'en puis juger par cet appartement...
LA TANTE
Vous n'y trouverez pas ce que...
Sans compliment, Agréez que je sois votre écuyer.
LISETTE
Madame A dans son cabinet ce qui peut ravir l'âme; Il vous faut, toutau moins, deux heures pour le voir.
LA TANTE
Quelque autre jour.
LA MONTAGNE
Ah, non!
LA TANTE, bas à Oroute,
Je suis au désespoir.
Ne vouschagrinez point, moucher, je vous en prie. Si je donne la main...
LISETTE, ouvrant une porte.
Par cette galerie.
LA TANTE
Suivez-nous.
ORONTB, à Angélique.
En suivant, éloignons-nous un peu.
LISETTE, à Oronte.
Profitez du moment, on vous donne beaa jeu.