‹ Théatre completChapitre 898 sur 1461 · LA TANTE, LA MONTAGNE, LISETTE, PHILIPIN · texte numérisé non relu

LA TANTE, LA MONTAGNE, LISETTE, PHILIPIN

LA TANTE

Qu'estdevenuLéandre?il n'est point avec vous.

LA MONTAGNE

Il entretient tout bas votre futur époux. D'intention, s'entend ; car, quoiqu'il se figure, La consommation n'est pas encor trop sûre. Jamais on a tenu contre les Albikracs.

LA TANTE

Je le crois.

LA MONTAGNE

Pas trop fou qui suit mes almanachs.

LA TANTE

Ils doivent être bons; mais, avant que d'en prendre. Baron, quand vous aimez, avez-vous le cœur ten-

LA MONTAGNE. [drO?

Comment tendre ?

LA TANTE

11 m'en faut une preuve aujourd'hui.

PHILIPIN, basa La Montagne ^ tam foire tembkaa itin parler,

La Rapière pendu, ta sœur grosse de lui.

LA TANTE

Hé quoi, vous hésitez?

Non, ma poupioe veuve, Ordonnez, j'ai pour vous un cœur à toute épreun

LA TANTE

Un certain la Rapière...

LA MONTAGNE

n fut un peu peDdu Pour avoir...

LISETTE, t interrompant.

C'est le moins qui lui pût être dû.

Affronter un baron !

LA TANTE

Sans doute, il est coupable.

LA MONTAGNE

Aussi je vous le fis brancher comme un beaodiablel Vous l'eussiez vu...

LISETTE

Ce fut devant votre château Que vous fîtes dresser sa figure en tableau? Si jamais il est pris, vous lui ferez grand'cfaère.

PHIUPIN, bat.

Pour peu qu'il parle encore, adieu tout le ojfstère.

LA MONTAGNE, bat.

Que diable a-t-il fait croire, et que dit celle-o1

PHILIPIN, ù la tante.

Voir que vous sachiez tout, lui donne du soud.

LA TANTE, à La Montagne, D*un afi'ront si cruel le souvenir vous ikbe, Mais les fautes d'autrui ne sont pas...

LA MONTAGNE

Ah,lclidJC La douleur dont m'accable un si dur souvenir- Ami pour un moment, daigne me soutenir, Je n'en puis plus.

(// fait temblant de te trouver mtU, et t*app*it w ^ /t>tft qui lui conte tout ù f oreille,) LA TANTB.

Lisette, il faudrait...

LA MONTAGNE

Non, madafl Ce n'est rien.

USBTTB, à la tante.

Ces malheurs abattent bien uoeâ»

Plus la naissance est haute, et plus on les resseï

LA TANTE

Qu'une fille est partout un meuble embarrassai

LISETTE

Si j'étais que de vous, et que j'eusse une nièci, Je saurais m'en défaire aussitôt.

LA TANTE

Rien ne pres( Voyons auparavant quel sera mon destin.

LISETTE

Oronte a su toucher votre cœur; maiseofio

Page 1