LA MORT D'ANNIBAL, ACTE I, SCÈNE II
A seconder vos feux si je m'étais porté,
Que croirait Annibal de ma sincérité ?
>'e jugerait-il pas que déjà je me Jasse
De lui prêter la main pour aide en sa disgrâce ;
El que ce grand bymen que j'oserais presser,
Ne serait qu'un prétexte afin de le chasser ?
Xaigré ses envieux et la haine de Rome,
rai promis, j'ai donné retraite à ce grand homme;
Eldois trop aux serments qu'il a reçus de moi,
Pour rien faire jamais qui démente ma foi.
ATT A LE
iossi ne suis-je pas assez vain pour prétendre ioAnnibal dût me suivre en m'acceptant pour gcnlioQleotde posséder un objet plein d'appas, [dre. fcle verrai, seigneur, vivre dans vos États. Ainsi, le retenant, vous pouvez sans scrupule...
PRUSIAS
Seigoeor, il ne faut point que je vous dissimule. te doute qu'Annibal m'imputât à mépris, S je parlais pour vous plutôt que pour mon fils. lous savez près de lui quel rang ce fils possède, Qoe tout jeune qu'il est...
ATTALE
Ahl Seigneur, jelui cède, (a^ qu'Élise à mes yeux fasse briller d'appas, Si le prince y prétend...
PRUSIAS
Non, il n'y pense pas ; lais il faut éviter en cherchant mon suffrage, Cequipourraitvousnuire, ou donner de l'ombrage, lessouhai ts son t;pourvous,n'attendez rien déplus; Vos vœux sans mon appui peuvent être reçus : CoDtre vous pour un fils bien loin que je m'emploie, Failcs-les agréer, j'en aurai de la joie ; liis laissez-moi me taire où vos feux parleront.
ATTALE
Seigneur, vous apprendrez le succès qu'ils auront.